Psychologue

La psychologue intervient  auprès des patients qui en font la demande, elle propose un espace de parole où le patient peut évoquer ses difficultés liées à la maladie.

Cet accompagnement psychologique peut permettre d’alléger un inconfort, de bénéficier d’une écoute gratifiante, d’enclencher une dynamique restauratrice de liens, voire  provoquer des effets thérapeutiques. En effet,  c’est par la non réponse, le silence, les questions, les scansions signifiantes ou arrêt des entretiens que le psychologue suscite la continuité des questionnements ; la pensée se construit alors autour de ce qui fait manque.
Parfois il nomme les émotions dites, met en acte une fonction qui permet la création d’un espace intermédiaire entraînant une articulation des différents discours.
Cette maladie irréversible entraîne des effets tels que la perte d’une fonction vitale, ouvrant des angoisses réactivées par les dialyses. De plus pour certains patients les pertes liées à la maladie sont multiples, certaines  de ces pertes ne sont pas élaborées et elle touche des points fondamentaux de la vie, et ne sont donc pas sans effet sur l’équilibre psychique, elles peuvent précipitées entre-autre un repli sur soi et  un désintérêt.  Les conséquences de l’insuffisance rénale sont nombreuses, elle touche l’image du patient dans son expression tant individuelle que sociale.
Il reste un chemin à parcourir pour réenclencher un nouveau projet de vie adapté aux potentiels mais aussi aux nouvelles réalités. Un travail sur l’identité mis à mal par la maladie, reste donc à faire.
C’est alors au psychologue de mettre des mots sur ce qui est tu, il doit permettre de symboliser la souffrance, réordonner pour certains, leur histoire afin que soit assurée la continuité du processus identitaire et qu’il puisse être à nouveau acteur de leur vie.

Concernant l’institution, la psychologue travaille aussi avec les équipes qui le demandent, pour les aider dans leurs difficultés de prise en charge liée à l’aspect chronique de l’insuffisance rénale.
Par l’écoute pluridisciplinaire, un travail d’élaboration se met en place pour limiter le clivage entre le corps et le fonctionnement psychique dont on connait les effets délétères.
La durée de fréquentation de certains patients dans les unités, exacerbe la particularité de la relation soignant-soigné. Le travail du psychologue  est d’alors énoncer les choses du côté symbolique, de travailler en concertation avec tous les membres  de l’équipe soignante ; coordonnateur de la parole des diverses fonctions autour de ces patients, il répond aux questions posées.
Il peut permettre que différentes facettes des représentations se mettent en mots et que se crée une intrication de ces représentations pour permettre à chacun de prendre en compte le point de vue de l’autre. Le psy fait le lien  entre le social et le symbolique, il doit soutenir la place de chacun, mettre des mots au delà des émotions, relie les choses tout en les séparant parfois.  Avant d’être dans la réalité, il est un médiateur de la fonction symbolique.

« Etre psy » dans le langage commun c’est s’y connaitre en relation humaine, membre d’une équipe de santé et santé mentale, il a des missions qui lui sont propres, voici un article du décret de 31 janvier 1991 : « les psychologues contribuent à la détermination, à l’indication et à la réalisation d’actions préventives et curatives assurées par les établissements et collaborent à leurs projets thérapeutiques et éducatifs tant sur le plan individuel qu’institutionnel »
En effet la psychologue à l’AIDER est engagée dans différentes instances institutionnelles.

Close